NFL- Week 1: des attaques déjà d’attaque

La 1ère journée de la saison 2026 désormais dans les archives, penchons-nous sur ce qu'il s'est passé sur le terrains de NFL. Des chiffres ahurissants d'entrée avec une moyenne de plus de 52 points de marqués par match ce dimanche et près de 101 000 spectateurs dans le stade de Melbourne Cricket Ground (Australie) pour la rencontre entre 49ers et Rams.

Débuts réussis pour Joe Brady

LE MATCH Houston- Buffalo 31-36

Battre Houston ces dernières saisons n'est jamais une tâche simple. Le faire sur leur terrain en marquant 36 points relève de l'exploit.
HC Joe Brady pouvait rentrer chez lui avec le ballon du match sous le bras après la victoire convaincante de son équipe pour sa grande 1ère comme entraineur principal.
Buffalo ouvrait et clôturait le score mais entre les deux, c'était un véritable chassé-croisé au tableau d'affichage. Houston avait beau contrôler la possession, c'était Josh Allen et ses coéquipiers qui réalisaient les big plays, face à une escouade défensive locale méconnaissable. Le MVP de la saison 2024 réussissait une énorme prestation avec 334 yards de passes et 4 touchdowns (2 dans les airs, 2 au sol). Il connectait à plusieurs reprises sur des lancers longs avec ses deux "assurances tout risque", Kincaid et Shakir, mais aussi avec les nouveaux DJ Moore et Joshua Palmer. C'est l'ancien Charger justement qui allait offrir la victoire aux siens à 90 secondes du terme après une superbe réception sur une passe de 34 yards de son quarterback.
Les Texans avaient pourtant une balle de match en suivant et se retrouvaient même dans les 30 derniers yards des Bills, mais un fumble de CJ Stroud sur un sack mettait fin aux espoirs de DeMeco Ryan et ses joueurs. 
Les Bills version Brady frappe fort d'entrée tandis que pour Houston, il va falloir vite récupérer leur défense de fer pour être compétitifs.


L'EQUIPE Chicago

Les Bears continuent sur leur lancée de la saison dernière et démarrent en trombe 2026 avec 59 points! Cette victoire 37-59 à Carolina était impressionnante, même si la rencontre était serrée jusqu'en fin de 3e quart-temps. Caleb Williams livrait une belle prestation avec, à l'instar de Josh Allen, 2 passes de touchdown et 2 rushing touchdowns, même si c'est surtout le jeu au sol des Bears qui annihilait les Panthers. Avec le récemment prolongé Swift et le sophomore Monangai, HC Ben Johnson tient peut-être sa version de la paire Gibbs-Montgomery, qu'il avait sous ses ordres lorsqu'il était coordinateur offensif des Lions. Les 2 porteurs de ballon finissaient chacun avec 2 touchdowns et plus de 100 yards. Un total de 291 yards (!) au sol qui leur permettait au final de faire plier Bryce Young et ses coéquipiers.
Dans le top 10 des meilleures attaques en 2025, Chicago prouve d'entrée qu'ils n'ont rien perdu, mais aussi qu'ils peuvent gagner largement, eux qui remportaient un total de 8 matchs par moins de 7 points la saison dernière. 


LE JOUEUR Trevor Lawrence

Plusieurs quarterback sont brillé dans cette 1ère semaine, comme Josh Allen ou Caleb Williams, mais en terme de pur passeur, Trevor Lawrence a réalisé une masterclass face à Cleveland. Le quarterback de Jacksonville signait 85% de complétions pour 4 passes de touchdowns. Sa précision chirurgicale lui permettait d'atteindre une moyenne de 10,4 yards par lancer et un quarterback rating de 150, soit une note proche de la perfection.
Le tout face à une très bonne défense puisque les Browns finissaient 4ème dans ce secteur en 2025 et ont conservé l'ossature de cette escouade.
Lawrence donnait enfin la pleine mesure de son immense talent lors de la saison 2025 sous la houlette de Liam Coen. Cette année, le quarterback des Jaguars aborde sa deuxième saison consécutive dans le même système offensif et avec les mêmes éléments autour de lui, un gage de stabilité précieux pour lui permettre de franchir un nouveau palier. L'ancienne star de Clemson devra toutefois composer avec une pression accrue car après avoir brisé la glace, Jacksonville est attendu au tournant et vise une deuxième qualification consécutive en playoffs.


LE CHIFFRE 125 

RB Derrick Henry est entré un peu plus dans la légende ce week-end, avec un triplé de rushing touchdowns qui lui permet d'intégrer le top 3 historique des running backs. Le "King" compte désormais 125 touchdowns à la course, dépassant au passage 2 Hall of Famers : Marcus Allen et Marvin Harrisson. Il reste toutefois loin des 2 premiers de ce classement, LaDainian Tomlinson et Emmett Smith, qui disposent d'une avance assez confortable pour l'instant avec respectivement 145 et 164 TDs.
A 32 ans, âge pourtant jugé rédhibitoire pour un porteur de ballons, Henry continue de martyriser les défenses adverses. Le Raven entame surtout 2026 de la meilleure des façons, laissant derrière lui les problèmes de fumble qui le poursuivaient tôt la saison dernière. Peut-être le fait d'avoir un nouveau staff offensif et un Lamar Jackson en forme à ses côtés peuvent l’aider à continuer à grappiller son retard sur les légendaires Tomlinson et Smith ... et surtout d'atteindre son rêve ultime: soulever le trophée Lombardi.

LE CANCRE Los Angeles

De qui parle-t-on? Des Rams ou des Chargers? Des deux, mon colonel!
Faux départs pour les franchises de la Cité des Anges, avec une défaite chacune pour ce week 1. Si les Rams rentraient bredouilles d'un long périple en Australie, les Chargers eux n'avaient pas d'excuse après s'être inclinés à domicile face à une équipe d'Arizona en pleine reconstruction. Les joueurs de Jim Harbaugh étaient donnés favoris de cette rencontre par les bookmakers avec plus de 9 points d'écart, la plus grande marge de cette 1e journée. Ce statut n'avait aucune signification sur le terrain dimanche puisqu'ils couraient après le score l'intégralité de la rencontre. Symbole du naufrage des Bolts, leur jeu au sol- marque de fabrique de leur coach- était inexistant, avec moins de 90 yards au sol. Leur prestation dans le dernier quart-temps était pitoyable avec 10 points encaissés, un punt contré, un lancer intercepté et 2 tentatives de 4e down ratées. Pas vraiment les 15 minutes de gloire dont parlait Andy Warhol.

Côté Rams, ce n'était pas folichon non plus. Les coéquipiers de Matthew Stafford réalisaient la pire prestation en attaque de l'ère McVey. Et en défense, que dire? La recrue phare Myles Garrett, recordman de sacks sur une saison en 2025, réalisait une prestation atroce ce jeudi avec 0 sack ! Comment expliquer un tel fiasco pour les Rams? l'absence de Aaron Donald, le pépin physique de Garrett, des automatismes rouillés ou simplement l'idée lumineuse des dirigeants Angelinos d'atterrir en Australie à 28 heures du coup d'envoi. 

Bref, simple sortie de route ou symptôme de maux plus profonds ? Les franchises californiennes feraient bien d'oublier d'urgence ce premier raté et vite redresser la barre.









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