NCAA- À suivre en 2026: top 10 nouveaux HC

A un peu moins de 100 jours du coup d'envoi du Week 0 et du début officiel de la saison 2026, essayons de meubler un peu cette pré-saison avec une série d'articles. Commençons aujourd'hui avec 10 nouveaux head coaches à suivre à la rentrée. 

Lane Kiffin lors de sa présentation à LSU en décembre dernier

Jon Sumrall- Florida Gators
Entraineur convoité par plusieurs universités huppées, Sumrall choisissait Florida et une équipe des Gators impuissants depuis plus d'une décennie. Voyant leur cible prioritaire Lane Kiffin leur filer entre les doigts, les dirigeants de Florida se tournait alors vers leur choix numéro 2, alors à la tête de la surprenante équipe de Tulane. 

Après des expériences comme coach de la défense dans nombreuses universités comme Kentucky ou Ole Miss, Sumrall a construit un CV impressionnant en seulement 4 saisons comme entraineur principal. Mais en aussi peu de temps, il a remporté tout d'abord 2 années de suite la conférence Sun Belt avec Troy avant de partir à Tulane et de se révéler aux yeux du monde entier. Avec la Green Wave, lui et ses joueurs atteignaient déjà la finale de l'AAC (American Athletic Conference) en 2024, qu'ils perdaient face à Army, avant de prendre leur revanche un an plus tard, cette fois-ci face à North Texas. Mais outre le titre de champions de l'AAC, c'est aussi et surtout le fait d'avoir réussi à qualifier Tulane pour les play-offs qui captait l'attention de plusieurs cadors du College Football.

43 victoires en 54 rencontres, 3 titres de conférence sur 4 possibles, le jeune head coach de 43 ans est un gagnant, avec une carte de présentation alléchante qui a fini de convaincre les Gators de franchir le pas et de le signer dès la fin novembre.

À Gainesville, il aura la lourde tâche de rendre son prestige d'antan à un programme historique de la SEC et du College Football. Il devra faire bien mieux que son prédécesseur Billy Napier, viré après 2 saisons et demie et 22 victoires pour 23 défaites. Difficile de faire pire ...


Matt Campbell- Penn State
La quête d'un nouvel entraîneur pour les Nittany Lions n'a pas été un long fleuve tranquille. La faute à leurs dirigeants principalement, qui ont mis 2 mois à trouver un nouveau commandant de bord, après avoir flirté avec Matt Rhule, Kalani Sitake, Curt Cignetti, Bob Chesney, Brian Daboll... avant de se jeter sur peut-être le choix le plus évident de tous: Matt Campbell.  

Le head coach d'Iowa State jusqu'alors a prouvé chez les Cyclones être un excellent technicien. Il réveillait un programme endormi et égalait en 6 saisons, les meilleurs résultats qu'Iowa State obtenait en plus d'un siècle: 2 années à plus de 9 victoires chacune. En 2024, il portait même les siens à un total de 11 victoires et un titre de vice-champions du Big XII. Ce n'est pas rien. 

Campbell ne débarque pas tout seul à University Park mais avec, dans ses bagages, une bonne dizaine d'assistants et une quarantaine de joueurs d'Iowa State, qui décidaient de suivre leur coach à 1400 kilomètres à l'est du pays. Campbell comptera notamment sur "son" quarterback, Rocco Becht, qu'il a formé chez les Cylones, et dans lequel il a une confiance aveugle. 


Collin Klein- Kansas State
Après une parenthèse de 2 saisons à Texas A&M, le fils prodige est de retour au pays. Quarterback des Wildcats entre 2008 et 2012, Klein intégrait le staff un peu plus tard et restait 6 ans sous les ordres de Bill Snyder puis de Chris Klieman avant de faire une infidélité à son université et rejoindre les Aggies de Mike Elko. 

Fort de cette expérience en SEC et du travail réalisé avec QB Marcel Reed, Klein s'est vu offrir une opportunité en or, qui plus est "chez lui".  
La décevante saison 2025 finissait de convaincre les dirigeants des Wildcats de pousser Chris Klieman vers la sortie pour accueillir à bras ouverts leur objectif numéro un, un ancien joueur qui connait bien la maison, qui en plus est un des meilleurs entraineurs offensifs du College Football. 

Avec un bon effectif et un quarterback de talent comme Avery Johnson, Klein a tout ce qu'il faut pour mettre la pagaille dans un Big XII qui semble plus ouvert que prévu, surtout après l'affaire Sorsby à Texas Tech. 


Eric Morris- Oklahoma State
Restons dans le Big XII avec les Cowboys qui avaient décidé à la fin septembre de mettre fin au mandat de plus de 20 ans de Mike Gundy, et de le remplacer par Eric Morris, auteur d'une superbe saison avec la modeste équipe de North Texas. Décevant depuis plusieurs saisons, Oklahoma State optait pour repartir de zéro avec un jeune entraîneur connu pour sa mentalité offensive. 

Morris ne débarque d'ailleurs pas tout seul puisqu'il emmène avec lui son trio offensif: QB Drew Mestemaker, RB Caleb Hawkins et WR Wyatt Young. Grâce notamment à ces trois-là, les Mean Green de North Texas remportaient 11 rencontres et échouaient à un petit match des play-offs. Cette superbe performance faisait de Morris un des noms "les plus sexys" de l'intersaison et les Cowboys sautaient sur l'occasion pour le signer. Morris est un entraineur capable de redonner aux Cowboys leurs lettres de noblesse, à condition de lui donner les moyens et le temps de réussir ...


Lane Kiffin- LSU
L'entraineur le plus réputé mais aussi le plus clivant de ce marché. Adulé par certains, détesté par d'autres la majorité, Kiffin reste cependant un des tout meilleurs coaches et recruteurs. 
LSU décrochait le gros lot en allant arracher le quinquagénaire à Ole Miss, en fin de saison régulière et alors que les Rebels étaient qualifiés pour les play-offs. On ne reviendra pas sur les conditions d'un transfert qui faisait couler beaucoup d'encre, et était trending topic sur les réseaux sociaux pendant des semaines. 
Kiffin arrive chez les Tigers avec l'étiquette de sauveur, de Messie qui doit remmener l'université de Louisiana State sur le toit du College Football. La pression est énorme au vue du tollé provoqué par son arrivée, mais aussi avec l'investissement financier réalisé. Le salaire total du technicien atteint 91 millions de dollars pour un contrat de 7 ans, soit une moyenne de 13 millions par saison. Mais ce n'est pas tout puisque le coût de la reconstruction de l'effectif lors du transfer portal approcherait les 40 millions, avec la signature d'une bonne quarantaine de joueurs dont les très convoités QB Sam Leavitt, OT Jordan Seaton et EDGE Princewill Umanmielen.

Avec un tel effectif, certes Lane Kiffin a les moyens de réussir une très bonne saison ... mais aussi le devoir de porter son équipe AU MINIMUM en play-offs, sinon les choses pourraient s'envenimer très vite. Surtout dans une fac où la patience n'est pas la principale vertu. 


James Franklin- Virginia Tech
Viré comme un malpropre de Penn State, Franklin a vite rebondi en signant chez des Hokies ambitieux. 
Mais si l'on dit que la vengeance est un plat qui se mange froid, Franklin n'a pas attendu pour se venger et "chipait" plusieurs joueurs des Nittany Lions. Il recrutait d'abord plusieurs joueurs de l'effectif actuel dont QB Ethan Grunkemeyer, TE Luke Reynolds et LB Keon Wylie, avant de convaincre plus d'une dizaine de lycéens de rejoindre la Virginie alors qu'ils avaient dans un 1er temps donné leur parole à Penn State. 
Après une histoire de 12 saisons avec des hauts et des bas mais un certain prestige retrouvé, la relation Penn State- Franklin tournait au vinaigre et prenait fin en milieu de saison dernière, après 6 petits matchs. Considérés parmi les grands favoris pour gagner le titre de champion, les Nittany Lions allaient complètement s'écrouler après la défaite en prolongations face à Oregon. Une statistique en disait long sur les limites du système James Franklin à Penn State: la défaite face à Oregon était la 21ème -en 25 matches- face à un adversaire du top 10. 
Le head coach de 54 ans est un très bon head coach et aurait peut-être même pu opter pour un poste dans une fac plus huppée. Mais pour Virginia Tech, c'est le jackpot avec un nouveau leader qui devrait permettre à cette équipe de faire un saut qualitatif et pourquoi pas venir titiller le haut du tableau en ACC. 



Alex Golesh- Auburn
Golesh est-il un faiseur de miracles? A sa prise de pouvoir à South Florida en 2022, l'équipe sortait d'une énième saison décevante, avec un bilan d'une seule victoire pour 11 défaites. Dès sa 1ère saison, les résultats étaient là avec 7 victoires et le Boca Raton Bowl en poche. Le bilan était similaire en 2024 avant de réussir une très bonne saison 2025, échouant à une petite marche des play-offs. Les victoires face à Florida et Boise State mettaient les Bulls dans le radar de la NCAA et des médias nationaux. Malheureusement pour Golesh et ses hommes, des défaites face à Miami puis Memphis et Navy- ces 2 dernières très serrées- leur coûtaient une place en finale de la conférence AAC et donc des play-offs. 

Ancien protégé de Josh Heupel et OC à Tennessee, Alex Golesh profitait de son excellent travail à USF pour se voir offrir l'opportunité de retrouver la SEC, mais cette fois-ci en temps que head coach. Convoité également par Arkansas, le natif de Moscou- Alexey de son vrai nom- choisissait Auburn qui a les resources pour redevenir un des cadors de la SEC. 



Kyle Whittingham- Michigan
Successeur de Urban Meyer à Utah, Whittingham restera 20 ans à la tête des Utes avec beaucoup de succés et une armoire à trophée bien remplie. C'est surtout le technicien qui emmenait ce programme de la modeste conférence Mountain West jusqu'au Big XII et le Power 4. Sous ses ordres, les Utes devenaient une équipe solide, régulière, qui finissaient très souvent dans le top 15, sans avoir pourtant les moyens d'autres facs plus huppées. 

Poussé officieusement vers la sortie par Utah, Whittingham décidait non pas de prendre sa retraite comme beaucoup semblaient le penser, mais reprenait du service immédiatement à Michigan, un des programmes athlétiques les plus respectés du pays. 
L'entraineur de 66 ans atterrissait à Ann Arbour avec dans ses valises de nombreux coaches et de joueurs venus de Utah. Avec notamment le coordinateur Jason Beck, auteur d'un excellent travail avec le QB Devin Dampier et le reste de l'escouade offensive, le nouveau staff devrait apporter une touche de physicalité et de puissance, ingrédients qui manquaient aux Wolverines de Sherrone Moore la saison dernière. Whittingham dispose ainsi, après plus de 40 ans dans le football universitaire, du meilleur effectif qu'il n'a jamais eu. Beaucoup dépendra toutefois de la progression et des performances du quarterback Bryce Underwood. 


Bob Chesney- UCLA
Alors que Penn State lui tournait autour avant de se décanter pour Campbell, Chesney terminait finalement en Californie. Chesney sort d'une saison extraordinaire à James Maddison, après voir remporté la Sun Belt puis atteint les play-offs. En 2024, il succédait à un certain Curt Cignetti chez les Dukes et après une bonne 1ère saison, ponctué par un bilan de 9-4, il réussissait une excellente prestation à l'automne dernier avec 12 victoires donc, un titre de champion de conférence et une défaite face à Oregon en 1/4 de finale du CFP. 
A 48 ans, le natif de Pennsylvanie va donc découvrir la Big 10 avec des Bruins qui ont souffert depuis qu'ils ont rejoint cette conférence il y a 2 ans de cela. L'ère Deshaun Foster a tourné court et UCLA cherche à devenir une équipe respectable dans lci qui est peut-être la conférence la plus compétitive à l'heure actuelle. La présence de QB Nico Iamaleava invite à l'optimisme chez les Angelinos, mais Chesney est conscient qu'il a du pain sur la planche pour construire une équipe performante.


Will Stein – Kentucky
Un peu à la surprise générale, Mark Stoops était remercié par ses dirigeants, alors que ces derniers lui avaient offert une revalorisation salariale conséquente 2 ans plus tôt. En 12 saisons à la tête des Wildcats, Stoops affichaient un bilan positif de 82 victoires pour 80 défaites (sur le terrain du moins, car la NCAA a sanctionné Kentucky de 10 victoires pour avoir violé le règlement). Le technicien de 58 ans avait construit une défense coriace mais la production en attaque de son équipe laissait souvent à désirer. 
Les dirigeants ont donc décidé d'aller dans une autre direction avec la nomination de Will Stein, jusqu'alors coordinateur offensif des Oregon Ducks. À seulement 36 ans, Stein, natif du Kentucky, devra prouver sa réputation de génie offensif et construire une escouade de qualité chez les Wildcats. L'arrivée de Kenny Minchey au poste de quarterback est sur le papier une grosse recrue qui devrait apporter un saut qualitatif, mais il faudra pour Stein former et développer d'autres talents auteur de son meneur de jeu pour bousculer les coriaces défenses de la SEC. 


Autres nouveaux head coaches à suivre: Ryan Silverfield à Arkansas, Tosh Lupoi à Cal et Charles Huff à Memphis.  


Posts les plus consultés de ce blog

NFL- 15 faits marquants de la Draft 2026

NFL: résumé du NFL Scouting Combine

NCAA- Chambliss, Heinecke, Morris... la NCAA attaquée de partout!

NFL- semaine 17 (1ère partie)- Noël au balcon... Detroit à la maison!

NFL- Quels sont les besoins de chaque franchise AFC à moins d'un mois de la Draft?

NCAA- le trophée Heisman pour Mendoza et autres news de la semaine