Continuons notre série sur ce qu'il faudra suivre de près à la rentrée et parlons aujourd'hui des équipes qui chercheront à rebondir après une saison 2025 décevante. Prenons une équipe dans chaque conférence du Power 4 et une équipe bonus pour continuer de combler cette intersaison, alors que les "fall camps"- dernière phase de la pré-saison- sont sur le point de débuter.
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| James Franklin était nommé à la tête de Virginia Tech en décembre dernier |
ACC: Virginia Tech
Depuis sa nomination en décembre denier, James Franklin est LA figure de proue des Hokies. Viré comme un malpropre de Penn State, l'expérimenté head coach n'a pas dû attendre longtemps avant de retrouver un point de chute.
En 11 saisons, le technicien de 54 ans a réveillé et transformé les Nittany Lions en une équipe respectable et très compétitive, malgré les critiques sur son incapacité à battre les cadors de la ligue. Son arrivée à Blacksburgh se fait dans des conditions similaires, alors que le programme de Virginia Tech n'a pas été classé dans le top 25 depuis 2017. Celle qui était autrefois une des meilleures équipes de l'ACC, à l'époque de Franck Beamer, est aujourd'hui une équipe quelconque, qui compte 45% de victoires sur les 8 dernières années.
James Franklin aura pour mission de redonner à Virginia Tech ses lettres de noblesse et de retrouver le haut de tableau dans la conférence de la Côte Atlantique. Une tâche difficile mais loin d'être impossible, surtout dans une ligue bien plus abordable que la Big 10, et sans avoir à affronter des gros morceaux chaque année comme Michigan, Ohio State, Oregon et Indiana.
Les fans des Hokies devront toutefois se montrer patients car une reconstruction peut prendre du temps et même si derrière Miami, la compétition est très ouverte, pas sûr que "VT" soit dans le top 3 ou 4 dès la 1ère année de Franklin.
En tout cas avec le retour de Brent Fry, qui acceptait de prendre les rênes de la défense pour son ami Franklin- après avoir été limogé par les dirigeants Hokies en Octobre-, et l'afflux d'ex joueurs de Penn State, cette équipe aura un visage bien différent et sera bien plus compétitive que les saisons précédentes. Alors que les pronostics ne leur donnent que 6 ou 7 victoires cet automne, les jeunes pousses de James Franklin devront en découdre avec des rivaux de très bonne qualité et devront déjouer les pronostics, afin de redonner de la fierté à ce programme et retrouver son prestige d'antan.
Big 10: Penn State
HC Matt Campbell a débarqué en Pennsylvanie avec de grandes ambitions, et surtout, la moitié du programme d'Iowa State dans ses valises.
Considérés parmi les favoris à l'automne dernier, les Nittany Lions réalisaient une saison plus que décevante, ce qui coûtait le poste à James Franklin après une défaite embarrassante à UCLA.
Les dirigeants ont donc décidé de confier les clés du camion à Matt Campbell, lui qui avait totalement transformé Iowa State en une équipe gagnante et respectée de la Big XII. À Penn State, le head coach de 46 ans a passé les derniers mois à construire une équipe à "sa sauce", avec un effectif largement remanié donc- plus de 50 nouveaux joueurs-, mais aussi un quarterback qu'il connait très bien, Rocco Becht. Sous ses ordres, Becht a remporté 26 rencontres en 3 saisons en tant que titulaire chez les Cyclons et ses prestations à la barre de l'attaque de PSU auront beaucoup à voir avec le succès des Nittany Lions dans les prochains mois.
Avec un calendrier assez clément, Penn State ne devra pas rater son départ pour jouer des coudes avec les Ohio State, Oregon et Indiana dans le haut du tableau de sa conférence. Surtout que l'université de Pennsylvanie évitera les 3 "ogres" de la Big 10 cette saison et seuls les déplacements à Michigan et Washington et la réception d'USC s'annoncent comme des rencontres compliquées. Reste à savoir si la méthode Campbell portera ses fruits rapidement.
Big XII: Kansas State
Autre programme qui sort d'une saison décevante et qui a opéré des changements dans son staff est Kansas State. Les dirigeants des Wildcats choisissaient de rapatrier l'enfant prodige Collin Klein pour remplacer Chris Klieman, poussé parti à la retraite.
L'ancien OC de Texas A&M a quand à lui la chance d'hériter d'un bon effectif, sans avoir à tout chambouler, et de pouvoir surtout tabler sur un quarterback de grand talent comme Avery Johnson. Pour sa saison Junior et sa 3ème au poste de titulaire, Johnson comptera sur son nouveau head coach, spécialiste du poste, pour enfin exploser au niveau universitaire. Le niveau de jeu et les prestations du stratège auront forcément beaucoup à voir avec le succès des Wildcats cet automne. Après avoir assisté à l'éclosion de Marcel Reed sous les ordres de Collin Klein chez les Aggies, les dirigeants et les fans des Wildcats espèrent voir une progression similaire de leur quarterback.
Surtout que là aussi, Kansas State a un calendrier abordable dans lequel ne figure ni Texas Tech, BYU ou Utah.
Avec un pronostic de 8,5 victoires, tout le monde s'accorde à dire que le programme basé à (l'autre) Manhattan fera parti des favoris dans la Big XII, à condition d'être plus régulier que la saison passée.
SEC: Florida
Une nouvelle ère s'ouvre à Gainesville avec l'arrivée de HC Jon Sumrall, auréolé de 3 titres de champion de conférence et d'une finale perdue sur les 4 dernières saisons. Ayant laissé derrière eux le fiasco Billy Napier, incapable de gagner plus de 50% de ses matchs, les fans sont plutôt enthousiastes à l'aube de cette nouvelle saison.
L'ex head coach de Troy et Tulane hérite en plus d'un effectif XXL et son principal boulot cette intersaison était de convaincre les stars de rester. Mission accomplie puisque les RB Jadan Baugh, WR Dallas Wilson, WR Vernell Brown IIILB Myles Graham, DL Kamran James sont toujours là. La plus belle recrue de Sumrall est sans doute le coordinateur offensif Buster Faulkner, grand artisan du succès de Georgia Tech et de QB Haynes King ces 2 dernières saisons. Il vient d'ailleurs avec son propre quarterback, non pas King parti chez les pros, mais son remplaçant, QB Aaron Philo, appelé à prendre les rênes de l'offense de Florida.
Sumrall a par ailleurs passé la pré-saison à imposer son style et doté son équipe d'une identité perdue, basée sur la rigueur, la discipline et une exigence digne d'une université de ce standing. Sa méthode jusqu'à présent fonctionne, et son bilan de 28 victoires en 32 matchs de saison régulière parle en sa faveur. Les rageux diront qu'il n'a connu que des programmes et des conférences mineures, sans doute toujours meurtris par l'expérience Napier. Mais les sensations sont bien différentes à Gainesville et les pronostics de 7,5 victoires cet automne semblent bien pessimistes pour une équipe qui va affronter un calendrier plutôt favorable et émerge comme favorite dans au moins 8 rencontres.
Les Gators version Sumrall pourraient donc surprendre dès la 1ère saison du technicien, voire même fleurter avec les play-offs en novembre prochain.
Bonus: UNLV (Mountain West)
Les Rebels équipe revancharde? Non pas que l'équipe basée à "Sin City" ait eu une saison difficile pour la 1ère de HC Dan Mullen à la barre, mais elle est passée très près du titre de champion de la Mountain West et des play-offs. UNLV s'inclinait en finale face à Boise State et ratait donc la qualification pour la phase finale, malgré un bilan de 10 victoires et 3 défaites.
Sous les ordres de Mullen, expert de l'attaque, les Rebels étaient une équipe spectaculaire et prolifique, avec une série de 11 rencontres consécutives avec plus de 30 points. Malheureusement pour eux, ils allaient perdre leur efficacité en attaque au pire moment, lors de leurs 2 derniers matchs de la saison, en finale de conférence et ensuite lors du Bowl game.
QB Anthony Colandrea, grand artisan du succès des Rebels la saison dernière, est parti à Nebraska, et pour le remplacer, HC Dan Mullen a recruté QB Jackson Arnold. "L'éternel espoir", prospect 5 étoiles à son arrivée à l'université, affronte cette saison une dernière opportunité pour enfin exploser et démontrer son talent, après des passages plus que mitigés à Oklahoma et Auburn. Avec 2 savants de l'offense comme HC Dan Mullen et OC Corey Dennis, Arnold se retrouvera dans un système qui lui convient, basé sur les RPOs.
UNLV va surtout bénéficier du chamboulement dans sa conférence qui voyait Boise State, Fresno State, Colorado State, San Diego State et Utah State rejoindre la PAC 12. Pour les remplacer, la Mountain West "recrutait" North Dakota State, Northern Illinois et UTEP. Si les départs de Boise State et San Diego State semblaient dégager le passage pour les Rebels, ce ne sera toutefois pas un chemin de rose pour aller chercher le titre de champion de conférence et les play-offs. Les incertitudes sur le vrai niveau de North Dakota State, "promu de FCS" ainsi que d'autres programmes comme New Mexico et Hawaii, qui connaissent bien la conférence, font de la "MW" une ligue très ouverte et indécise.
En tout cas, Mullen est bien conscient qu'il ne faudra pas rater le début de saison face à Memphis et atteindre 10 ou 11 victoires pour atteindre les play-offs.