NFL- bulletin de notes de la saison 2025 (2ème partie- NFC)
Quelques jours après le Superbowl et donc la fin officielle de la saison, c'est l'heure de faire les bilans pour les 32 franchises de la ligue. Aujourd'hui, c'est au tour de la conférence nationale où les surprises ont été nombreuses.
Mention très bien: Seattle
Le champion du Superbowl LX a déjoué tous les pronostics pour finir la saison comme meilleure équipe non seulement de la conférence nationale, mais également de toute la ligue. Pour la 2ème saison de Mike Macdonald à la tête des Seahawks, le head coach et le manager general John Schneider s'efforçaient de renforcer un effectif déjà bien fourni et remplaçaient les Geno Smith, DK Metcalf et Tyler Lockett par des joueurs plus jeunes et affamés, tel Sam Darnold, Rasheed Shaheed ou encore le tackle offensif Josh Jones. L'association entre Darnold et le néo-coordinateur offensif Klint Kubiak allait s'avérer une réussite totale et le "Ginger Cuz" réalisait une très belle saison, dans la lancée de son année 2024 chez les Vikings. Mais contrairement à Minnesota, Darnold pouvait compter sur un jeu au sol très efficace qui le tirait d'affaire quand les choses se compliquaient.
Sam Darnold se voyait également bonifié par l'éclosion de Jaxon Smith-Njigba, qui a éclaboussé la NFL de son talent avec des performances XXL qui lui valait le titre de joueur offensif de la saison.
La défense, terrain de prédilection du head coach Macdonald, conservait ses stars (Ernest Jones, Leonard Williams, Byron Murphy II, Devon Witherspoon, ...) et ajoutait encore un peu plus de talent dans le pass rush avec l'expérimenté DeMarcus Lawrence. Seattle performait à un excellent niveau dans ce secteur toute la saison, finissant avec le moins de points encaissés ainsi que défense qui marquait le plus de points sur turnovers. Le front défensif faisait vivre un enfer à Drake Maye et sa ligne offensive lors du Superbowl mais contribuait grandement au succès obtenu toute la saison.
Avec un effectif talentueux et profond et un peu de marge sur la masse salariale, les Seahawks seront encore très difficiles à battre en 2026 et définitivement parmi les favoris.
En progrès: Chicago
Pour la 1ère saison de l'ère Ben Johnson, les Bears étaient une des équipes les plus agréables à suivre, tant leurs matchs étaient divertissants. Derniers de leur division 3 saisons consécutives et parmi les pires de la ligue depuis 5 ans, les Bears renaissaient sous l'impulsion de leur nouveau head coach. L'ex- coordinateur offensif des Detroit Lions a su tirer le meilleur de son quarterback Caleb Williams, auteur d'une saison excellente. Le joueur sophomore, après une année rookie compliquée, permettait aux siens de renverser des situations bien compromises (7 victoires acquises sur le fil), grace à un sang-froid insoupçonné. Johnson parvenait également à mettre en place un jeu au sol productif avec DJ Moore et le rookie Kyle Monangai et bien aidé par une ligne offensive XXL avec Joe Thuney (récompensé du prix Protecteur de l'année), Drew Dalman et Jonah Jackson.
Un peu moins souverain en défense, Chicago signait toutefois un record de 33 turnovers, une autre raison à l'origine des 12 victoires. Dennis Allen a fait du bon travail avec ce qu'il avait à sa disposition mais avec un titre de division à défendre et un calendrier bien plus difficile qu'en 2025, renforcer le group de pass rushers est une priorité de l'intersaison.
On retombe dans les mauvaises habitudes: Washington
Passer de la finale de conference à la 26eme place en 365 jours, les Commanders l'ont fait! Exceptionnels en 2024, Jayden Daniels et ses coéquipiers souffraient le martyr cet automne, à tel point que leur saison était déjà terminée à Thanksgiving. Dan Quinn et la manager général Adam Peters avaient pourtant mis le paquet à l'intersaison, avec pour but d'atteindre le Superbowl: arrivées de 2 stars, Deebo Samuel et Javon Kinlaw.
Mais la principale raison de cette régression étaient les 4 blessures subies par le quarterback Daniels. Le sophomore ne jouait que 7 matchs au total, et même si sa participation ne débouchait que sur 2 victoires, les sensations laissées par l'équipe avec et sans lui étaient diamétralement opposées. Bottom 6 en défense, Dan Quinn reprenait la responsabilité d'appeler les appels de jeux début novembre. Une amélioration se faisait alors noter dans ce secteur, mais ne permettait toutefois pas au Commies d'engendrer plus de victoires.
Le staff de Quinn subit un gros chamboulement avec les départs des 2 coordinateurs Kliff Kingsbury et Joe Whitt Jr, remplacés par David Blough (coach des quarterbacks, promotion interne) et Daronte Jones. Mais la capacité de Jayden Daniels à éviter les blessures et être disponible sera une des principales clés du succès pour Washington en 2026.
Ensemble insuffisant, une année à oublier: Detroit
Saison décevante pour le Lions de Dan Campbell, une des meilleures équipes ces dernières saisons. Le head coach prenait en charge l'appel des jeux en cours de saison, alors que le nouveau coordinateur offensif John Morton ne parvenait pas à reproduire les mêmes chiffres avec cette unité que son prédécesseur, Ben Johnson. Mais même si le travail de la ligne offensive n'ait pas sans reproche cette saison, ce n'est pourtant pas forcément les défaillances en attaque qui expliquent les difficultés rencontrées par les Lions cette saison.
La défense rencontrait les memes problèmes qu'en 2024, à savoir une pléthore de blessures. Mais leur domination dans leur division s'est évaporée, comme le prouver leur bilan dans la NFC nord avec 2 victoires (les 2 face à Chicago) pour 4 défaites. Les Lions finissaient meme avec 5 défaites face aux équipes qui participeront plus tard aux playoffs (Rams, Eagles, Steelers, Packers X2). La "fenêtre" pour gagner le Superbowl n'est pas fermé, mais avec un Jahmyr Gibbs qui va sans doute demander un nouveau contrat bientôt, et des gros besoins en défense (ligne defensive et arrière-garde), Campbell et le manager general Brad Holmes ne devront pas se tromper dans les semaines et mois à venir.
