NFL- Week 4: Kansas City, Minnesota et San Francisco intouchables!

Début du 2e mois de compétition avec des attaques atones et plusieurs équipes qui continuent de s'enfoncer dans la crise. Analysons avec nos sections habituelles ce qui s'est passé en cette 4e semaine. 


LE MATCH Las Vegas- Kansas City

Derby dans l'AFC ouest et la rencontre au sommet de ce week-end nous offrait un joli combat entre 2 équipes en grande forme. Au final, les Chiefs l'emportaient sur la pelouse des Raiders, mais les joueurs de Klint Kubiak ont prouvé qu'ils étaient un adversaire coriace et ont obligé Mahomes et ses coéquipiers à batailler ferme pour repartir avec le "W".  

Les hommes d'Andy Reid devaient leur salut à leur nouveau cheat code, Kenneth Walker, qui marquaient 2 touchdowns dans les dernières minutes. 60 secondes s'avéraient fatales pour Las Vegas, qui concédait un big play sur un 3e down et un fumble, permettant ainsi aux Chiefs de prendre l'avantage et le large. Cousins trouvait Bowers à moins de 2 minutes du terme pour donner une lueur d'espoir au peuple Raider, mais il était trop tard et les locaux perdaient leur 1er match de la saison.

Devant au score (13-10) à la pause, Las Vegas livrait une bonne prestation d'ensemble et affichait des statistiques supérieures (yards gagnés, temps de possession). Malheureusement pour eux, ils pêchaient d'expérience et de précipitation, concédant plusieurs big plays à Mahomes, connu pour sa capacité à être décisif dans les moments clés.

Déception pour Kubiak et ses hommes avec cette défaite malgré une belle rencontre, tandis que Kansas City continue son chemin, avec le plein de victoires et déjà 2 face à des rivaux de division.

L’ÉQUIPE Cleveland

Comment ça les Browns sont bons? On parlait dans notre preview de la division AFC Nord de la jeunesse de l'effectif de Cleveland mais aussi du talent à la disposition du nouvel head coach Todd Monken. L'ex coordinateur offensif de Baltimore a réussi l'exploit de récupérer la meilleur version de QB Deshaun Watson, passé du rôle d'ennemi à celui de héros local en moins d'un mois. Sifflé par ses propres fans en présaison, l'ex QB de Houston a changé les huées en applaudissements grâce à plusieurs  jolies prestations, notamment sur les 3 dernières rencontres. A chaque fois, Watson enfilait son costume de superhéros et offrait la victoire aux siens sur des drives bien menés en toute fin de rencontre. 

Todd Monken mérite les félicitations pour ce début de saison réussi, alors que ses Browns se retrouvent en tête de leur division, qu'ils, pour petit rappel, n'ont jamais remporté en 36 ans. La franchise de l'Ohio veut construire sur ces victoires et game winning drives pour atteindre, pour la 1ère fois depuis 2023, un bilan positif, chose qu'ils n'ont obtenue que 4 fois depuis ... 1999. 


LE JOUEUR Drake Maye

Le jeune quarterback des Patriots retrouve le sourire après une rentrée plus que compliquée. Sans doute encore marqué par son Superbowl raté, le 3e choix de la draft 2024 réalisait des prestations jusqu'alors indigne de son niveau, avec multiples interceptions et un fumble devenu un meme à rendre jaloux Will Levis. 

Le playmaker issu de l'université de North Carolina a alterné le bon et le moins bon ce dimanche mais ses 269 yards dans les airs et ses 3 passes de touchdown permettaient à ses Patriots de battre leur grand rival. Ils rentraient dans l'Histoire par la même occasion en devenant la 1e équipe visiteuse à s'imposer dans le nouveau Highmark Stadium. Maye démontrait d'ailleurs sur le dernier drive une maîtrise et de sang froid impressionnants, avec à la conclusion une superbe passe de plus de 20 yards pour Chism.

Certes, tout n'était pas parfait pour Maye, qui signait une nouvelle interception et surtout 3 fumbles- dont 2 récupérés, heureusement pour lui et New England- qui auraient pu coûter cher. Cette victoire et cette performance globale devraient toutefois lui permettre de retrouver une confiance qu'il semblait avoir perdue.


LE CHIFFRE 20

Il aurait fallu 20 matchs aux New York Jets de Aaron Glenn pour ENFIN signer une interception. 

Alors que le score était de 7-0 en faveur de Chicago en début de 2e quart-temps, les Bears remontait le terrain et se retrouvait à la hauteur de la ligne médiane. C'est alors que le safety Minkah Fitzpatrick, boen inspiré, surgissait devant TE Colston Loveland pour intercepter le lancer de QB Tyson Bagent. 

La dernière interception du Gang Green datait du 5 janvier 2025, pour le dernier match de la saison régulière face à Miami. 637 jours, soit un an, 8 mois et 29 jours s'écoulaient entre l'interception de Ashtyn Davis et celle de Fitzpatrick. Techniquement, les Jets avaient réussi 3 autres interceptions au cours de cette période, mais elles étaient annulés à chaque fois à cause de pénalités. 

Cette interception n'aurait finalement pas permis aux Jets de battre les Bears et ne restera qu'anecdotique, mais elle met fin à une période de disette devenue gênante pour Aaron Glenn, head coach de la franchise new yorkaise et censé être un spécialiste de la défense. 


LE CANCRE Houston

Nous ne ferons pas la blague classique sur la base de la NASA mais il est clair qu'il se passe quelque chose chez les Texans qui comptent 4 défaites en autant de rencontres. Ce dimanche, et à nouveau devant leur public, les joueurs de DeMeco Ryan s'inclinaient de peu, cette fois-ci face au voisin Dallas. Pour la 3e fois de la saison, Houston perdait un match dans les 2 dernières minutes.

CJ Stroud avait beau faire de son mieux, bien aidé par un Nico Collins inspiré pour son retour (7 réceptions pour 118 yards et 2 touchdowns), il reste compliqué de garder la maîtrise d'un match sans un run game efficace. Mais c'est surtout la défense, point fort de la franchise depuis plusieurs années, qui franchit en ce début de saison. Incapable de stopper leurs adversaires, l'escouade défensive des Texans a encaissé plus de 30 points face aux Bills puis face aux Cowboys, et ce dimanche elle permettait à CeeDee Lamb de réceptionner 17 passes. Et pour le 2e week-end d'affilée, la défense n'arrivait pas à mettre les barbelés et sécuriser une victoire qui à chaque fois leur tendait les bras. Et lorsqu'elle réussit dans l'ensemble à contrôler les attaques adverses, c'est l'escouade offensive qui balbutie son football. Avec un tel manque de régularité et une incapacité à être clutch dans les moments clés, il semble compliqué pour Ryans et ses hommes de remporter des matchs. 
Après 2 titres de division consécutifs en 2023 et 2024 et 3 apparitions en playoffs d'affilée, il y a urgence à Houston, surtout que Jacksonville creuse l'écart en tête de l'AFC Sud. 


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