NCAA- week 6: le derby Red River pour Oklahoma, Georgia en tête du classement
Alors qu'on vient d'atteindre la mi-saison, il reste peu d'équipes invaincues, et des candidats au titre de champion national avec déjà 2 défaites au compteur. Revenons avec nos sections habituelles sur cette week 6 de college football.
LE MATCH Alabama-Georgia
Le choix de l'affiche de la semaine était vite fait avec ce "classique" entre les 2 rivaux historiques de la SEC. En dépit des menaces autour de la tenue du match avec l'ouragan Isaias frappant le sud est des USA, l'affrontement entre Bulldogs et Crimson Tide a bien eu lieu et a tenu toutes ses promesses. Les 2 facs nous ont offert un combat serré, spectaculaire, démontrant être pour le moment les 2 meilleures équipes du pays.
Les hommes de Kirby Smart, sans doute boostés par le discours passionné d'avant match de leur head coach, sont parvenus à contenir la pépite d'Alabama Keelon Russell, même s'ils souffraient face au jeu au sol des locaux. Privés de leur running backs titulaires Nate Frazier et Chauncey Bowens, les Bulldogs s'en remettaient à leur RB3 Dwight Phillips Jr, auteur de 17 courses pour un total de 120 yards au sol. Mais c'est surtout leur quarterback Gunnar Stockton qui leur faisait gagner ce match. Souvent décrié et moqué pour son attitude, sa simplicité, voire son apparence, le QB de Georgia a sorti son équipe de l'impasse grâce à plusieurs lancers impressionnants. Auteur de 18 complétions pour un total de 249 yards- soit une moyenne de 11 yards par lancer, Stockton a fait taire tous ses critiques ce samedi et offert un succès de prestige à son université qui grimpe donc en 1ere place du classement. La chance accompagnait également Kirby Smart et ses hommes, auteur de 5 fumbles, mais capables de les récupérer à chaque fois.
Alabama peut bizarrement sortir de cette rencontre avec de bonnes sensations. Certes, si comme le croit certains, on peut parler de 'défaite encourageante', le sentiment aujourd'hui est forcément celui de l'amertume et de la déception alors que la victoire était toute proche. Surtout que sans une pénalité pour une claire pass interference oubliée par les arbitres, la joie aurait pu changer de camp au coup de sifflet final. Mais en terme de contenu, Alabama a démontré être une bien meilleure équipe qu'en 2025, avec un jeu au sol ainsi qu'un Ryan Coleman retrouvés et un Keelon Russell qui continue de progresser de match en match.L'ÉQUIPE Kentucky
Purdue, Wake Forrest voire North Carolina auraient toutes mérité d'être citées. Mais c'est Kentucky qui faisait la plus grosse impression avec sa victoire face à LSU.
Dan Lanning doit bien trouver de manque son ex coordinateur offensif Will Stein, aujourd'hui à la tête et grand artisan du renouveau des Wildcats. Le head coach, ancien élève de l'université de Kentucky, est revenu au chevet de sa fac et a transformé une équipe connue pour sa défense pendant des années en une force offensive, qui a marqué plus de 31 points sur 5 de ses 6 derniers matchs. Grand artisan de ce renouveau offensif, Stein a aussi eu le nez creux en recrutant Kenny Minchey, fatigué de cirer le banc à Notre Dame et qui a démontré en un mois et demi qu'il avait le talent pour être à la barre d'une escouade offensive dans la SEC. Le nouveau playmaker des Wildcats signait 23 complétions pour 246 yards dans les airs et surtout le touchdown de la victoire sur un QB run en prolongations.
Outre sa science de l'attaque, Stein a aussi fait l'étalage d'un certain courage en allant tenter une transformation à 2 points en prolongations, plutôt que de jouer la sécurité et tenter le coup de pied de transformation pour égaliser. Alors que Kentucky et LSU jouait au chat et la souris au tableau d'affichage - plutôt ironique pour Wildcats et Tigers- les 2 équipes se retrouvaient à égalité à la fin du temps réglementaire. Les joueurs de Lane Kiffin frappaient même les premiers en prolongations avec un rushing touchdown de QB Sam Leavitt. Mais sur la possession suivante, l'intenable running back CJ Baxter marquait un touchdown avant que Minchey ne crucifie les Tigers et fasse exploser le stade Kroger Field de joie.
Nous sommes à la mi-octobre, Kentucky affiche un bilan de 5-1 et les 'millionaires' de LSU comptent déjà 2 défaites. Non, vous ne rêvez pas.
LE JOUEUR Patrick Overmeyer
Le tight-end de Houston, qui porte le nom parfait pour son poste, réalisait un quadruplé de touchdowns face à Kansas State (16-35). 4 passes de touchdowns pour QB Connor Weigman et à chaque fois le playmaker des Cougars trouvait dans l'enbut sa cible favorite. Leader en terme de réceptions dans ce match avec 8 catches, Overmeyer en convertissait la moitié en touchdowns. Une prestation extraordinaire qui lui permet d'égaler le record de Isaiah Likely en FBS.LE CHIFFRE 22
Indiana se ne fatigue pas de gagner. Les Hoosiers viennent d'enchaîner, grace à leur succès à Nebraska ce samedi, leur 22e victoire consécutive. Mais Dieu que ce fut laborieux pour les champions nationaux en titre !
Portés voire transcendés depuis le début de saison par QB Anthony Colandrea, les Cornhuskers ont tout fait pour gagner ce match: 25 first downs convertis, près de 400 yards de gagnés et 39 minutes de possession. Que ce soit au sol ou dans les airs, l'ex quarterback de UNLV faisait souffrir la pourtant solide défense d'Indiana avec 25 complétions pour 263 yards dans les airs ainsi que 47 yards supplémentaires au sol et un rushing touchdown.
Bien que dans le dur et courant après le score, Indiana sortait son orgueil de champion et grace à la touche magique de leur sorcier Coach Cig, parvenait à repartir avec la victoire sous le bras. Après des ajustements en défense, notamment sur la pression sur Colandrea et sa poche ainsi qu'en attaque, les Hoosiers prenaient les devants au tableau d'affichage à 7 minutes du terme et, telle une grande équipe, trouvait le moyen de retourner la situation et gagner un match pourtant bien mal embarqué.
Les choses semblaient plus "faciles" l'année dernière pour Indiana sous la houlette de Fernando Mendoza, mais Indiana continue toutefois son incroyable série, qui sera d'ailleurs bien testée samedi prochain face à Ohio State.
LE CANCRE Dylan Raoila
Pour la 1ere fois depuis 2022, les Ducks d'Oregon ont perdu 2 matchs lors de la saison régulière. On les pensait pourtant guéris après leur accident face à Oklahoma State, avec la victoire le week-end dernier sur la pelouse d'USC, avec qui plus est leur quarterback remplaçant, Dylan Raoila, sur le terrain. Ce dernier était titularisé ce week-end au coeur de l'attaque des Ducks, le titulaire Dante Moore toujours en convalescence après sa commotion cérébrale, et réalisait une prestation absolument désastreuse : seulement 6 passes complétées sur 18 pour un total ridicule de 43 yards. Mais ce sont surtout ses 2 passes interceptées et son fumble suite à un sack qui allaient tout simplement faire perdre son équipe. L'ex quarterback de Nebraska obtenait une note QBR de 2,4, du jamais vu, et Dan Lanning faisait même rentrer son QB3 Brooke Thomas alors que le score était alors de 17-6 pour les Bruins.
Raoila n'était toutefois pas le seul responsable de la débâcle des Ducs, qui commettaient 7 turnovers au total- 5 fumbles et 2 interceptions. Rapidement privé de leur quarterback Nico Iamaleava, UCLA ne changeait pas sa stratégie pour autant et basait sa stratégie offensive en attaque, tout en profitant des cadeaux d'Oregon pour monopoliser la possession et s'offrir le scalp d'une équipe considérée parmi les favorites au titre de champion il y a encore peu.
L'UPSET OKLAHOMA
Grand classique de ce genre de rencontres, l'expression « il n'y a pas de favori dans un derby » n'a jamais été aussi vraie que ce week-end. Et pourtant Texas, invaincu et n1 du classement, avait tout d'un favori avant d'affronter une équipe d'Oklahoma en difficulté, notamment en attaque avec des chiffres indignes de son standing.
Avec leurs armes, les Sooners ont pourtant fait le match 'parfait' ce week-end pour renverser leur éternel rival. Même si les chiffres en attaque étaient très loin d'être impressionnants, problème récurrent pour Oklahoma cette saison, les jeunes pousses de Brent Venables ont fait un match propre, sans erreur et profitant au contraire des approximations de Texas. Ils marquaient un total de 14 points, tirant profit d'un point bloqué et d'un lancer intercepté de Manning pour scorer 2 touchdowns. Une 2e interception en fin de match donnait à John Mateer et son offense une opportunité en or de l'emporter.
Alors qu'il n'avait lancé que pour seulement 125 yards jusqu'alors, Mateer allait trouver son receveur Isaiah Sategna sur deux jolies passes coup sur coup de 13 puis 20 yards, mettant ainsi le buteur Tate Sandell dans une position correcte pour passer le field goal de la victoire.
LE GROUP OF 6 NE COMPTE PAS POUR DU BEURRE Boise State récupère le Milk Can Trophy
Les Broncos commencent bien leur aventure dans cette nouvelle version du Pac 12 avec une 2e victoire ce conférence, cette fois-ci à Fresno State (31-38) et récupère au passage le trophée récompensant le vainqueur de cette rivalité.
Leur principal rival cette année devrait être la surprenante équipe d'Oregon State qui continue de corriger ses adversaires après une nouvelle large victoire ce week-end face à San Diego (66-14). Les joueurs du head coach JaMarcus Shephard avait déjà collé 56 points à Colorado State pour leur entrée en matière dans le PAC 12.
1ère défaite en FBS pour North Dakota State, après s'être incliné à UNLV 13 à 7. Les 3 passes interceptées et le fumble perdu par le quarterback Nathan Hayes on coûté cher aux Bisons.
