NCAA- À suivre en 2026: 8 head coaches sur la sellette
Dans notre article précédent, on présentait les nouveaux Head coaches à suivre à la rentrée. Aujourd'hui, penchons-nous sur d'autres techniciens qui, quant à eux, essaieront de sauver leur peau.
Entraineurs reconnus, respectés, légendaires... le College Football ne fait pas de distinction ni de sentiment, dans une compétition qui ressemble de plus en plus au sport professionnel et où seuls les résultats comptent.
Entraineurs reconnus, respectés, légendaires... le College Football ne fait pas de distinction ni de sentiment, dans une compétition qui ressemble de plus en plus au sport professionnel et où seuls les résultats comptent.
| Luke Fickell, Mike Norvel et Shane Beamer parmi les entraineurs en danger |
Lincoln Riley (USC)
Arrivé en novembre 2020, le head coach de 49 ans a le mérite d'avoir élevé le niveau de cette équipe en quelques saisons à peine, recrutant et formant des stars de la trempe des QB Spencer Rattler, CB Jaycee Horn, LB Ernest Jones, WR Xavier Legette, S Nick Emmanwori, DT TJ Sanders, ...
En novembre dernier, suite à une saison très décevante avec un bilan de 4-8, et alors que une bonne partie des fans réclamaient la tête de Fickell, le directeur sportif Chris McIntosh volait au secours de son coach et allait même le confirmer dans ses fonctions pour la saison à venir. Cela ressemble toutefois à un ultimatum pour Luke Fickell, qui est conscient qu'il va devoir améliorer le rendement des siens sur le pré, ainsi qu’améliorer le recrutement de jeunes talents du lycée, s'il souhaite sauver son poste.
Deion Sanders (Colorado)
Arrivé comme le sauveur en 2024 et auteur de 2 premières saisons prometteuses, Deion Sanders avait une année 2025 compliquée, et son equipe ne remportait que 3 matchs. Les départs de son fils Shedeur Sanders et son "fils adoptif" Travis Hunter laissaient un vide trop important à combler, et les Buffaloes retombaient dans leurs travers du passé. Certaines décisions de Coach Prime, notamment des incertitudes au poste de quarterback avec Kaidon Salter, Ryan Staub et Juju Lewis, coûtaient cher à Colorado et laissaient les fans et les médias dubatatifs sur le management de Sanders et son staff.
Bill Belichick (North Carolina)
L'entraineur le plus connu et le plus couronné de la NFL est-il vraiment sur un siège éjectable?
Réputé pour ses talents à l'heure de construire une offense de qualité, de former des quarterbacks et de recruter au plus haut niveau, Riley est toutefois sous pression, alors que ses Trojans sont à un carrefour.
Armé d'une superbe équipe, malgré la perte du génial receveur Makai Lemon, l'ancien head coach de Oklahoma doit absolument atteindre les play-offs cette année.
Riley est donc un expert à l'heure de recruter des lycéens, et la 1ère place de ses Trojans dans le recrutement de la cuvée 2026 en est la preuve. Mais cette capacité à attirer les meilleurs espoirs clashent avec des resultats en dents de scie. Certes, il a remporté 35 matchs en 4 saisons et sort d'une saison à 9 victoires. Mais pour une université du standing de Southern California, son bilan en Bowl Games de 2 victoires et 2 défaites et l'incapacité de son équipe à franchir le cap et accéder aux play-offs posent question.
Riley est donc un expert à l'heure de recruter des lycéens, et la 1ère place de ses Trojans dans le recrutement de la cuvée 2026 en est la preuve. Mais cette capacité à attirer les meilleurs espoirs clashent avec des resultats en dents de scie. Certes, il a remporté 35 matchs en 4 saisons et sort d'une saison à 9 victoires. Mais pour une université du standing de Southern California, son bilan en Bowl Games de 2 victoires et 2 défaites et l'incapacité de son équipe à franchir le cap et accéder aux play-offs posent question.
Le technicien de 43 ans quittait Oklahoma pour la Californie en novembre 2021, alors qu'il venait de mener les Sooners à 4 titres de Champions du Big XII. Les Trojans pensaient alors embaucher l'homme capable de les porter au sommet du College Football, pas seulement d'en faire une equipe respectable.
La pression sur les épaules de Riley est énorme, tout comme l'investissement réalisé par les dirigeants de l'université, qui souhaitent desormais voir leurs efforts financiers porter leurs fruits. Cette saison, il n'aura aucune excuse, et aura à sa disposition l'effectif le plus complet et expérimenté depuis qu'il est à la tete des Trojans. Beaucoup d'espoir reposeront sur QB Jordan Maiava, de retour pour une dernière danse, alors que le calendrier s'annonce coriace avec notamment Ohio State, Oregon, Indiana et Penn State au menu. L'enjeu est de taille pour Riley, sachant qu'il ne bénéficiera pas d'un tel effectif chaque année, et que la patience de ses dirigeants n'est pas infinie.
Shane Beamer (South Carolina)
S'il portait ses Gamecocks aux portes des play-offs en 2024 avec 9 victoires, Beamer et son équipe perdaient pied à l'automne dernier. Récompensé du prix d'entraineur de l'année en SEC il y a à peine un an, le fils du légendaire Franck Beamer voyait comment sa jeune équipe s'écroulait complement, signant une seule victoire dans leur conférence, et souffrant plusieurs larges défaites.
Arrivé en novembre 2020, le head coach de 49 ans a le mérite d'avoir élevé le niveau de cette équipe en quelques saisons à peine, recrutant et formant des stars de la trempe des QB Spencer Rattler, CB Jaycee Horn, LB Ernest Jones, WR Xavier Legette, S Nick Emmanwori, DT TJ Sanders, ...
La présence d'autres stars comme QB LaNorris Sellers, WR Nyck Harbor et DT Dylan Stewart, n'ont pas empêché South Carolina de performer bien en deçà de leurs attentes en 2025 et de finir en avant-dernière position de la SEC. Afin d'éviter une nouvelle saison compliquée, Beamer a procédé à de nombreux changements dans son staff et a recruté le lineman offensif Jacarrius Peak (ex NC State), afin d'offrir une meilleure protection à son quarterback Sellers.
Sur le papier, Beamer et son staff pourront donc compter sur ce qui est sans doute le meilleur effectif des 10 dernieres annees pour l'universite de South Carolina. Mais les blessures cette pré-saison des 2 tackles titulaires Peak et Josiah Thompson (ce dernier étant d'ores et déjà forfait pour 2026) sont une terrible nouvelle et un contretemps inattendu pour un programme qui cherche à retrouver le chemin du succès.
Les dirigeants espèreront donc un sursaut d'orgueil et une nouvelle saison négative pourrait précipiter la fin de l'aventure de Shane Beamer à Columbia.
Luke Fickell (Wisconsin)
La côte de Fickell a grandement chuté depuis son arrivée chez les Badgers en provenance de Cincinnati.
Luke Fickell (Wisconsin)
La côte de Fickell a grandement chuté depuis son arrivée chez les Badgers en provenance de Cincinnati.
A l'époque de sa nomination en novembre 2022, tout le monde louait cette décision, surtout les fans des Badgers qui pensaient enfin tenir LE coach capable de transformer leur équipe en un cador de la Big 10. Formé par des légendes comme Jim Tressel et Urban Meyer, Fickell, pur produit de Ohio State, faisait le grand saut en 2017 pour prendre les rênes de Cincinnati. Sous ses ordres, les Bearcats remportaient 2 titres de la conférence AAC et Fickell était même récompensé du titre de meilleur head coach de l'année en 2021. Séduits par ce succès et sa capacité à construire un programme, les dirigeants de Wisconsin "arrachaient" Fickell des griffes des Bearcats.
Malheureusement pour les Badgers, le recrutement de Fickell n'a pas eu l'effet escompté: 17 victoires pour 21 défaites en 3 saisons et un pourcentage de 37% de victoires seulement dans la Big 10. Le technicien de 52 ans a tenté de transformer le système de jeu de Wisconsin, laissant de côté un football physique, basé sur le jeu au sol, pour mettre en place un jeu plus moderne, avec un spread attack qui n'a pour l'instant pas vraiment marché. On ne peut pas dire qu'il ait été garni avec ses quarterbacks car en 3 saisons, Tanner Mordecai (2023), Braedyn Locke (2023 & 2024), Tyler Van Dyke (2024) et Billy Edwards Jr. (2025) étaient plus souvent à l’infirmerie que sur le terrain.
Deion Sanders (Colorado)
Arrivé comme le sauveur en 2024 et auteur de 2 premières saisons prometteuses, Deion Sanders avait une année 2025 compliquée, et son equipe ne remportait que 3 matchs. Les départs de son fils Shedeur Sanders et son "fils adoptif" Travis Hunter laissaient un vide trop important à combler, et les Buffaloes retombaient dans leurs travers du passé. Certaines décisions de Coach Prime, notamment des incertitudes au poste de quarterback avec Kaidon Salter, Ryan Staub et Juju Lewis, coûtaient cher à Colorado et laissaient les fans et les médias dubatatifs sur le management de Sanders et son staff.
Il ne faut aucun doute que le message ne passe pas aussi bien qu'au début de son mandat et le départ de 64 joueurs lors du transfer portal dont les prometteurs OT Jordan Seaton, WR Omarion Miller et
CB D.J. McKinney en est la preuve.
Touché par de graves problèmes de santé, Deion pourrait pourtant ne pas bénéficier d'un crédit illimité et de sympathie de la part de ses dirigeants, si les resultats ne s'améliorent pas vite.
Mike Norvell (Florida State)
Bill O'Brien (Boston College)
Touché par de graves problèmes de santé, Deion pourrait pourtant ne pas bénéficier d'un crédit illimité et de sympathie de la part de ses dirigeants, si les resultats ne s'améliorent pas vite.
Mike Norvell (Florida State)
La question pour le head coach des Seminoles n'est pas de savoir s'il risque de perdre son poste mais plutôt quand. Nombreux experts affirment que la seule raison pour laquelle Norvell est toujours en poste est l’énorme indemnité que devrait lui verser l'universite basée à Talahassee en cas de licenciement.
Pourtant tout avait plutôt bien débuté pour l'entraineur de 44 ans, qui ameliorait les performances d'une équipe en décrépitude depuis le titre de champion national de 2013. Sous ses ordres, Florida State terminait la saison 2022 avec 10 victoires, avant de remporter l'ACC la saison suivante avec un bilan parfait de 13 victoires en autant de rencontres, avant d'être complètement snobé et laissé en dehors des demi-finales de façon inexplicable.
Les 2 saisons suivantes allaient s'avérer bien plus difficile pour Norvell et ses hommes avec seulement 7 victoires en 24 matchs. Après un bilan terrible de 2-10 en 2024, des Noles revanchards débutaient la saison dernière sur les chapeaux de roue avec une superbe prestation face à Alabama (31-17) en ouverture de la saison. Un triomphe qui n'était en fait qu'un feu de paille et sera suivi par des performances irregulières, avec notamment 2 victoires seulement en conference ACC.
A l'aube de la saison 2026, Mike Norvell jouit d'un contrat en béton armé et la fac devrait le payer 58 millions de dollars si jamais elle décidait de le licencier en novembre prochain. Alors que les finances de l’université sont au rouge, en partie à cause des travaux dans le stade, Norvell devrait donc rester en poste pour un petit bout de temps.
Pourtant tout avait plutôt bien débuté pour l'entraineur de 44 ans, qui ameliorait les performances d'une équipe en décrépitude depuis le titre de champion national de 2013. Sous ses ordres, Florida State terminait la saison 2022 avec 10 victoires, avant de remporter l'ACC la saison suivante avec un bilan parfait de 13 victoires en autant de rencontres, avant d'être complètement snobé et laissé en dehors des demi-finales de façon inexplicable.
Les 2 saisons suivantes allaient s'avérer bien plus difficile pour Norvell et ses hommes avec seulement 7 victoires en 24 matchs. Après un bilan terrible de 2-10 en 2024, des Noles revanchards débutaient la saison dernière sur les chapeaux de roue avec une superbe prestation face à Alabama (31-17) en ouverture de la saison. Un triomphe qui n'était en fait qu'un feu de paille et sera suivi par des performances irregulières, avec notamment 2 victoires seulement en conference ACC.
A l'aube de la saison 2026, Mike Norvell jouit d'un contrat en béton armé et la fac devrait le payer 58 millions de dollars si jamais elle décidait de le licencier en novembre prochain. Alors que les finances de l’université sont au rouge, en partie à cause des travaux dans le stade, Norvell devrait donc rester en poste pour un petit bout de temps.
Bill O'Brien (Boston College)
Fort d'un CV XXL avec notamment une longue expérience en NFL, O'Brien a plutôt du mal depuis son retour aux affaires au niveau universitaire. Sa 1ère saison chez les Eagles se terminait avec un bilan positif (7 victoires pour 6 défaites) avant de bien régresser à l'automne dernier, avec seulement 2 victoires au total.
Avec un bilan actuel de 9-16, l'ancien head coach des Houston Texans (2014-2020) est déjà sous pression. Outre les resultats décevants sur le terrain, le recrutement n'est pas bon. Classé au-delà de la 50ème place nationalement en terme de recrutement au lycée, Boston College va devoir vite changer la donne si le programme souhaite redevenir compétitif et ne pas rester le bonnet d'âne de l'ACC.
L'ambiance à l'heure actuelle n'est pas au beau fixe et le départ de 52 joueurs lors du dernier portail des transferts témoigne de ce malaise. Les pertes de joueurs-clés comme S Omar Thornton, WR Reed Harris, OL Eryx Daugherty et RB Turbo Richard seront difficiles à combler et une nouvelle saison compliquée pour les Eagles s’annonce à l’horizon.
En cas de licenciement, l'université de BC devrait payer autour de 18 millions de dollars au head coach de 56 ans.
En cas de licenciement, l'université de BC devrait payer autour de 18 millions de dollars au head coach de 56 ans.
Bill Belichick (North Carolina)
L'entraineur le plus connu et le plus couronné de la NFL est-il vraiment sur un siège éjectable?
Arrivé en grandes pompes à Chapel Hill, annoncé comme le Messie, Belichick promettait de faire des Tar Heels la 33ème équipe de la NFL, le fournisseur numéro 1 de talents pour la ligue professionnelle. Après une première saison conclue sur un triste bilan de 4 victoires en 12 matchs, on ne peut pas dire que le technicien de 74 ans a réussi son pari jusqu'à présent.
L'année commençait très mal pour l'ancien head coach des New England Patriots, qui voyait son équipe se faire "fesser" par TCU à domicile (14-48). Son équipe allait souffrir d'autres déverrouillés, même si la 2ème partie de saison voyait une légère amélioration. L'offense était inefficace et affichait des stats dignes des pires équipes de FBS, avec notamment une moyenne de 18 points de marqués en conférence.
Après ce que beaucoup considère la pire saison de sa carrière, Bill Belichick a donc beaucoup à prouver afin de faire taire les sceptiques. Difficile à avaler pour l'entraineur au 302 victoires (en 467 matchs) en NFL, pourtant il va devoir prouver qu'il sait encore coacher et qu'il n'est pas "fini". Les recrutements d'un nouvel OC en la personne de Bobby Petrino, véritable sorcier de l'attaque, et d'un nouveau quarterback, Billy Edwards Jr (ex Wisconsin), sont censés être un saut qualitatif et devront améliorer un secteur défaillant en 2025.
Le chantier pour Belichick s'annonce immense, surtout avec autant de changements dans l'effectif et une cinquantaine de nouveaux joueurs. Il devra toutefois composer avec un groupe qui comptent de bons joueurs, mais pas de grandes stars, et tirer le meilleur de cet effectif pour éviter de revivre une nouvelle saison catastrophique.
Le chantier pour Belichick s'annonce immense, surtout avec autant de changements dans l'effectif et une cinquantaine de nouveaux joueurs. Il devra toutefois composer avec un groupe qui comptent de bons joueurs, mais pas de grandes stars, et tirer le meilleur de cet effectif pour éviter de revivre une nouvelle saison catastrophique.
Dabo Swinney (Clemson)
Difficile à croire et pourtant Dabo Swinney, double vainqueur du championnat national avec les Tigers, va devoir se battre pour sauver son poste cette saison.
En 17 saisons, Swinney a complètement transformé Clemson, programme moribond à sa prise de fonction, pour en faire un cador de la NCAA, remplissant une armoire à trophée auparavant bien vide. Le technicien de 56 ans sort d'une année 2025 très décevante, avec un bilan de 7-6, une des pires de son mandat. Pourtant sur le papier, l'effectif comptait beaucoup de talents, preuve en sont les 9 espoirs choisis lors de la dernière draft.
Malgré un succès indéniable depuis 2009, son obstination et refus de s’adapter au portail de transfert et des résultats bien en-dessous des attentes en 2025 ont définitivement mis Swinney sur la sellette.
La pression des médias et des fans pourraient vite devenir trop lourde pour les dirigeants de Clemson si les performances ne s'améliorent pas cet automne. Seul problème, le head coach de 56 ans ne pense pas du tout a la retraite et un licenciement coûterait 57 millions en indemnités à l'université.